Conception globale - Solutions constructives

Conception bioclimatique des constructions : nouvelle exigence de la RT 2012

Fiche publiée le 25/02/2014

conception bioclimatique

Depuis le 1er janvier 2013, la conception bioclimatique des maisons est inscrite parmi des obligations prévue par la RT 2012. La nouvelle construction doit s'inscrire de façon optimale dans son environnement afin de capter le maximum d’énergies naturelles et gratuites, et atteindre à moindre coût les seuils de consommation énergétique demandés.
 

La nouvelle réglementation thermique s’articule autour de 3 axes :

  • l’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti (le besoin bioclimatique ou « Bbio max »).
  • L’exigence de consommation conventionnelle maximale d’énergies primaires (« le C max »).
  • L’exigence de confort d’été dans les bâtiments non climatisés (la température intérieure conventionnelle ou « Tic »).

Le besoin bioclimatique du bâti (Bbio max)

Il traduit la nécessité pour la construction elle-même (sans tenir compte des équipements) d’atteindre une performance énergétique importante (chauffage, eau chaude et sanitaire, ventilation, éclairage).

Il est fondamental d’étudier la construction dans le milieu naturel de son implantation afin d’utiliser au maximum les ressources gratuites disponibles à proximité. Il faut donc jouer avec le terrain et son orientation, avec le soleil et le climat dominant, avec la couverture végétale existante ou à créer (masques existants ou à créer).


L'orientation, un point majeur

L’orientation de la construction qui doit permettre de situer le maximum d’ouvertures au sud pour capter le plus d’apports, éventuellement à l’est et à l’ouest, en se méfiant du rayonnement solaire à certaines époques, et d’ éviter le nord si possible.
 

La compacité, un atout

La forme de la construction, sa compacité détermine l’importance des surfaces déperditives (surfaces de mur, de plancher, de toiture à isoler) et l’importance relative des surfaces vitrées par rapport aux surfaces opaques (16% minimum de la surface habitable) etc. Ce critère donne la mesure de l’effort d’isolation à envisager !

L’agencement intérieur

La répartition des pièces à l’intérieur du volume créé doit être bien pensé. La création de zones tampons, limitant et tempérant les contacts entre atmosphères intérieures et atmosphère extérieure est un facteur de confort et d’économie sensible. Les solutions techniques à mettre en œuvre pour atteindre l’efficacité demandée est aussi un point de vigilance : isolation par l’intérieur ou isolation par l’extérieur, traitement des ponts thermiques, isolations des planchers, des toitures etc.
 

La consommation conventionnelle maximale d’énergies primaires.


Cette exigence dépend de la performance du bâti mais aussi de l’efficacité des équipements mis en œuvre (chauffage, ECS, ventilation etc.)

Pour ne pas dépasser cette consommation maximale il faudra mettre en œuvre des matériaux isolants performants (à résistances thermiques élevées), et des équipements à haut rendement (chaudière, chauffe-eau thermodynamique, chauffe-eau solaire, panneaux photovoltaïques, ventilation double flux...) . 

Il est indispensable de contrôler la bonne mise en œuvre de l’ensemble de ces systèmes en s’assurant de la bonne étanchéité à l’air du bâti et des volumes d’air effectivement renouvelés à l’intérieur des locaux.
 

Le confort d’été


Pour atteindre une bonne performance il s’agit désormais d’éviter ou de contrôler les apports de chaleur extérieurs.

Inertie de la construction

Un des premiers facteurs sur lequel on doit s’appuyer pour moduler la température intérieure est l’inertie de la construction. La présence de matériaux lourds (comme le béton) à capacité thermique importante est en contact direct avec l’atmosphère intérieure est fortement recommandé.

La présence de masques solaires, végétations existantes comme arbres à feuilles caduques par exemple, brise-soleil , par soleil sur la façade, doit permettre d’éviter des apports trop brutaux.

Ventilation

Enfin l’étude et la mise en œuvre d’un rafraîchissement naturel ou mécanique de l’habitat permettra de refroidir les structures pendant les périodes nocturnes (sur ventilation… etc.)

À tous ces stades d’exigences, une prise en compte fine de l’environnement naturel de la construction permet de mettre en œuvre la meilleure adéquation entre le bâtiment, le climat et ses occupants.

En captant et contrôlant  à son profit les sources d’énergie naturelles gratuites la démarche bioclimatique contribue à la sobriété énergétique de la nouvelle construction et à une performance économique remarquable.

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